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CRISIS SHORT


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NOTE D’INTENTION REALISATRICE

2018, Abidjan est paralysée par une grande marche organisée par les cinéastes criant leurs ras-le-bol, suite à l’assassinat du petite BOUBA, un garçon d’à peine 4 ans. Aujourd’hui, des parents ont peur. Nous sommes tous responsables et concernés. Je suis mère d’une fillette de 5 ans, que je ne laisse presque plus sortir pour jouer avec les enfants de son âge de peur qu’on me l’arrache. Et comme moi, partout dans le monde de nombreux parents vivent cette psychose. Des marches, des débats, des campagnes de sensibilisation sont organisés, mais ce phénomène continue de grandir. Une image vaut mille mots (Conficius) CRISIS est un court métrage d’une durée de 18 min, qui parle de la protection de l’enfant. Le film met en scène, AYIE un garçon de 10 ans, dont la sœur jumelle est enlevée en sa présence. Etant le seul témoin et choqué, il met tout en œuvre pour la retrouver. Mais sa piste le conduit à son oncle, le petit frère de sa mère. C’est une histoire écrite et réalisée pour les familles. Je veux amener mon audience à ressentir chaque émotion et difficulté des personnages (doutes, douleurs, peurs, obstacles), d’où le choix de mes plans. Nous évoluerons de plans larges, pour que l’audience découvre l’environnement et le quotidien d’AYIE, pour en venir aux plans serré et plan mouvement. Je vais filmer du point de vu d’AYIE, afin que, mon audience se mette dans son personnage. J’utiliserai un décor de campagne extérieur dans mon film pour décrire la vulnérabilité de nos peuples et le danger auquel ils sont exposés en ville comme en campagne. Les séquences seront moins éclairées pour faire ressortir l’ambigüité de l’histoire. La music du film sera essentiellement composé avec des instruments Africains et en langue locale. Par moment dans le film, je veux marquer des silences pour faire entendre le bruit des oiseaux et du vent dans les arbres pour signaler un danger proche.

FILMMOGRAPHIE DE LA REALISATRICE

RITA AMBEU est une jeune cinéaste Ivoirienne qui a fait ses études et sa formation cinématographique et a produit la plupart de ses films à Pretoria, en Afrique du Sud. Entre 2016 et 2018, Rita collabore sur de nombreux projets cinématographiques pour la chaine Sud-Africaine Mzansi Magic en tant que monteuse. Avec ses 5 ans d’expérience, elle a à son actif 1 long métrage (DESTIN TROUBLE, sélection Panorama du FESPACO 2017, Prix du meilleur rôle féminin au FESTICAB 2017 (Ouganda), Prix de la meilleure cinématographie au QUIFILMA 2016 (Gabon)), une série (ALINA, officiellement sélectionnée à ECRANS NOIRS 2017 (CAMEROUN), un court métrage (INTENTION SUICIDAIRE, sélection officielle au SILICON VALLEY AFRICAN FILM FESTIVAL 2017). En 2020, elle travaille comme directrice de production sur le nouveau film du réalisateur ivoirien, Hyacinthe Hounsou. En Février 2021, la jeune cinéaste a été réalisatrice de deux courts métrage « LE BUTIN » et « IMPUR », pour WOBIN’SHINE, une société de production appartenant à la célèbre directrice de casting ivoirienne Adelaïde Ouattara.

NOTE D’INTENTION DU PRODUCTEUR Avec grand plaisir, je vous présente le nouveau projet de film de la réalisatrice Rita AMBEU, cinéaste bosseuse, jeune, audacieuse et exigeante qui allie à merveille l’exigence du travail en Afrique du Sud où elle a reçu sa formation et a fait ses premières œuvres et la richesse culturelle de la Côte d’Ivoire son pays natal où elle vit et travaille depuis des années. J’ai découvert ses capacités pendant le tournage d’un long métrage à Abidjan en 2018. Quand elle m’a parlé de ce projet après nos multiples collaborations, je n’ai pas hésité un seul instant à lui donner mon accord de principe avant même de chercher à en savoir plus sur le projet. Quel pays au monde est épargné aujourd’hui par ce phénomène qui nous enchaîne à petite ou à grande vitesse ? On ne met pas les enfants au monde pour qu’ils disparaissent du jour au lendemain sans grandir. Si nous avions à un moment perdu notre droit de devenu adulte d’une façon ou d’une autre, on ne pourra pas faire ce film. Il y a deux ans à Abidjan, tous les cinéastes ont décidé de faire une journée de pause imprévue pour honorer la mémoire du petit Bouba qui avait été farouchement assassiné par un voisin du quartier. Il n’avait que 4 ans. Le cinéma est une arme et avec ce pouvoir nous pouvons changer les choses. Ce film parle à l’être humain dans son entièreté ; l’intellect pour le faire réfléchir et le cœur pour l’amener à vivre des émotions fortes qui, pourront le réveiller. Il interpelle l’humain au plus profond de ses fragilités et de ses ambiguïtés. Ce projet s’annonce complexe et riche, un vrai défi de réalisation et de production. L’écriture montre bien les enjeux de la mise en scène, comment par des systèmes d’images montrer la psychologie, les conflits internes, les douleurs, les attentes, les déceptions familiales, vivre avec la menace de disparaître d’un moment à l’autre. Ce film ambitieux requiert une équipe solide pour sa fabrication, des moyens conséquents, des décors, des costumes et de la figuration entièrement ruraux. Mais qu’est-ce qui est aussi fort pour inhiber l’enthousiasme qui conforte notre jeune équipe expérimentée dans l’idée que le projet porte en lui une force et un potentiel évidents.

Raymond Théodore Coovi AIKPE

FILMMOGRAPHIE DU PRODUCTEUR

RAYMOND AIKPE a travaillé en tant que premier/second assistant réalisateur et directeur de production à travers l’Afrique de l’Ouest sur les plus grands projets de film du continent, à la fois sur des productions Africains et internationale. Du Bénin avec 13 ans d’expérience dans la production cinématographique et télévisuelle, il a travaillé sur plusieurs productions majeures et avec des réalisateurs internationaux tels que le français ROBERT GUÉDIGUIAN , l’argentin PABLO CÉSAR, le béninois-espagnol SANTIAGO ZANOU, l’allemand TIMO SCHAEDEL , SYLVESTRE AMONSSOU le bénino-français, la Togolo-française ANGELA AQUEREBURU RABATEL, l’ivoirien HYACINTHE HOUNSSOU, pour n’en nommer que quelques-uns.